04 février 2009
Les moissons du ciel (Terrence Malick)
Un superbe film: je pèse mes mots.
Vous prenez le plus grand écran que vous puissiez trouver, une toile de cinéma serait idéale.
Vous prévoyez une plage de temps suffisante pour vous post-laissé porter.
Et vous découvrirez:
... Qu'il y a des cinéastes de la nature, et Terrence Malick en est un...
... Richard Gere, en jeune et cheveux bruns, dans un rôle où il justifie son salaire,...
... Des plans mirrifiques et magnifiques de beauté...
... Que la force des images peut exprimer tous les sentiments de l'âme humaine...
...
Ps: Dans quel autre film a joué l'actrice principale??? Je l'ai déjà vu quelque part.
Ps2: J'ai offert ce film à mon beau-frère à Noël et je trouve... qu'il ressemble à Richard Gere (mon beau-frère).
11 décembre 2008
Notes sur le cinématographe
- Vu Two lovers. Enorme déception, je pèse mes mots. Le personnage central est désespéremment adolescent et on s'ennuie. certaines scènes sont très belles mais James Gray ne retrouve pas la force de ces films précédents. Ce film est plat, les personnages sont êu développés; avec du recul, je me dis qu'il s'y passe finalement peu de chose. Voilà un film que je voulais aimer!!! Ca ne va pas être posible...
- Téléchargé la grande bouffe de Marco Ferreri. Film orgiaque, à voir avant ou pendant les fêtes de Noël, assez ignoble au fur et à mesure qu'on avance. J'écris cela surtout afin de souligner comme il est bon d'entendre Michel Picoli crier dans les films des années 80 ou 70. Je pense à la scène ou il tient une tête de boeuf et crie: "to be or not to be". Et cela m'emmène à penser alors à la scène du gigot de François, Paul etc etc de Claude Sautet où il se met en colère alors qu'il coupe la viande. C'est un déchainement vocal et gestuel de notable, le tout avec sa voix de fumeur à bout de souffle; c'est magnifique. Ecoutez le grain du son et dites-moi si vous avez déjà entendu pareil envolée.colérique.
- Quelqu'un a vu le dernier Mesrine?
- Si vous avez l'occasion, il faut voir the shield, série policière américaine en 6 saisons, violente, sur des flics ripoux. C'est pas i simple que ca mais c''est palpitant de dilemnes. Série de gangster hors mafias. Gangster moderne. Le "pitch" c'est: Vic Mackey est un "cop" de Los Angeles dont la spécialité est de courser les trafiquants ou délinquants de Farmington, son quatier. Au passage, avec la "strike team", son équipe de choc, il empoche quelques menus butins... Les soupçons sur lui vont crescendo; un jeu dangereux de chat et souris...
12 novembre 2008
Home
En écrivant HOME, soit le titre du film, j'ai failli écrire HOUSE. Le film aurait aussi bien pu prendre ce titre car l'"home" de cette famille c'est bien leur maison en bordure de l'A67.
On commence par vivre avec cette famille aimante, gravitant autour d'une mère fragile mais résoluement pilier du clan. L'autoroute en construction fait partie intégrante de leur propriété, 10 ans qu'ils vivent avec, attendant une hypothétique mise en service, sans cesse repoussée. L'univers semble à mi-chemin entre une bd de Franck Margerin et un film de Jacques Tati; une douce déglingue. Quand les voitures déboulent, le tableau se fausse, la propriété se limite et se rapetisse, inexorablement. La quiétude s'évapore; la famillle se replie jusqu'à s'éteindre dans l'indifférence la plus complète.
Pourquoi faut-il aller le voir?
Parce que c'est du vrai cinéma!!! C'est un premier film (Ursula Meier). Les messages sont envoyés par l'image, par le cadrage, par le jeu des acteurs (tous les 5 sensationnels de justesse) et très peu par le verbe. Il me semble réellement qu'on partage la vie de cette famille hors réalité, métaphoriquement "en dehors de la route" qui va mourir ensemble sans jamais se désagréger vraiment. Y aura-t-il de la neige à Noël dégageait ce même amour familial unissant ses membres au-delà de leurs individualités.
Pourquoi en sort-on chamboulé?
Parce que ce thème n'a pas été traité et qu'il interpelle. La réalisatrice nous entraîne de façon très insidieuse dans cet isolement familial au fur et à mesure qu'ils se préparent à un véritable siège, Ils se préparent une lente agonie refusant de quitter ce "chez eux" dans lequel on s'est introduit. Ce "on" c'est nous, c'est le bruit des voitures, de tout ces inconnus qui semblent faire des trajets absurdes vers on ne sait où, un "on" jamais défini mais un "on" envahisseur. Le bruit des autres qui se tolèrerait presque quand il est assourdissant et devient insoutenable quand on ne l'entend plus. C'est un huis-clos, tout est souligné; l'espace se ressert en même temps que "le mal", la noirceur ou la mort entrent dans les cerveaux.
Ce qui me plaît dans ce film c'est q'il est bourré de petites trouvailles, de petits éléments qui font que tout devient insupportable. La communication intra famililale est hors du verbe, rien ne remet en cause la préservation de son unité comme une force qui planerait le long de tout ce film. Les agressions sont malgré tout acceptées, sans rebellion, dans cette poursuite autistique-autarcique. Le monde extérieur n'est pas là et pourtant, la mère dit bien à son petit garçon quand ils traversent l'autoroute pleine de touristes pris dans un bouchon: "ne les regardent pas, ne les regardent pas;" A se demander qui sont les alien.
Autre chose?
Le film est drôle, inventif.
Isabelle Huppert n'a jamais été aussi maigre.
Les corps et la peau (de la plus halée à la plus blanche) sautent aux yeux.
Ce film est sans doute plein de symboles propres au huis-clos: façon de filmer les corps, place de la salle de bain, l'espace qui se ressert autour de la maison,.. Je ne les maîtrise pas mais on étouffe en même temps que la petite famille.
Je n'avais jamais remarqué qu'Olivier Gourmet pouvait être aussi beau
La photographie et les couleurs estivales, brûlées, sont très chouette.
29 août 2008
Tchi tchaaa
En ce moment se tourne le dernier film des frèeres Larrieu à Toulouse, sur la place du Capitole, à mes pieds!!!! Evidemment, mes parents, de passage ici, ont apercu la vedette du film et moi, résidente, je n'ai vu que l'ombre des projecteurs (et un des frères Larrieu, je crois) - la vedette c'est Mathieu AMALRIC-. C'est dégueulasse.
Toutes ces personnes qui s'agitent, cette circulation bloquée, ce silence, des cascades, cette recréation de toute pièce. On s'installe dans une salle de cinéma pour voir un produit fini, une histoire bouclée. C'est de cela qu'on est spectateur; d'un objet fini. Le destin des personnages, l'endroit où ils évoluent, le ton... c'est écrit. Là, on assiste à une création de toute part, le moment où tout se décide: le personnage ira à droite... ou à gauche sous la pluie...ou non, il sera blond... brun!... Tout les détails comptent. Tout peut changer et le film devenir diffréent! Toutes ces petites choses qui mobilisent un personnel fou! Pour une histoire sur de la pellicule!!! C'est de la magie!
Ils partent dans 2 jours.
Allez voir le dernier film des frères LARRIEU si vous voulez vous faire une idée: Voyge en Pyrénées avec S. Azéma et J.P Daroussin. Film loufoque et fantaisiste, complètement en marge et non consensuel. Apprétez-vous à un gros délire cinématographique (nb: avant dernier film: Peindre ou faire l'amour, encore avec S. Azéma, sculpturale).
20 juillet 2008
The age of innocence
Je viens de revoir ce film contant la vacuité existencielle de Leland Archer étouffant sa passion (réciproque) pour la comtesse Olenska écrasé qu'il est par le petit monde figé de la haute-bourgeoisienew-yorkaise du XIXe siècle.
En revoyant ce film, je me replonge dans cette période adolescente où j'avais dévoré les romans de Jane Austen puis regardé avec le même intéret les films de James Ivory. Ces oeuvres traitent toutes de cette impossibilité pour l'individu à émerger dans une société, la bourgeoisie voire l'aristocratie, où tout est déterminé et codifié. C'est la raison et le sentiment...J'en restais transportée... je m'en souviens...
Pour ce qui est du film, Scorsese a toujours quelque chose de très baroque dans son style, je ne peux clairement le déterminer. Les mouvements de caméra me semblent parfois lourds, les effets un peu compassés; un souci de montrer peu subtil (halo, scènes d'opéra avec mouvements de caméra,...)... J'avais eu ce même sentiment en sortant de Gang of New York. Ce film sentait l'acte de bravoure, la reconstitution, les acteurs sur-jouaient,... Je ne pense pas que Scorses sache tourner des films d'époque. Trop d'élan, trop de démonstrations, trop d'arrivisme??? Je n''ai pu apprécier le propos qu'à partir de la moitié, comme pour les personnages de l'histoire, une fois que les sentiments se dévoilent un peu. Je garde le sentiment que Scorsese a tourné un film déjà réalisé. Il reprend des thèmes chers aux romans de ce siècle, le film reste bien au-dessous de la trilogie de James Ivoiry (Chambre avec vue, Maurice, Retour à Howards end et plus) où le tableau social semble des plus pointu et des plus complet, ou encore des liaisons dangereuses (S. Frears) où les passions sont explorées au centuple.
18 avril 2008
J'ai toujours rêvé d'être un gangster
Je suis arrivée à la caisse et j'ai dit de but en blanc "j'ai toujours rêvé d'être un gangster" et la caissière de l'utopia qui est drôle et sympatique m'a regardé en me disant "ah oui?". J'imagine qu'elle n'en était pas à sa première expérience pour ce trait d'humour mais ca m'a fait beaucoup rire. Au passage, je notai pour la première fois son accent espagnol. Elle est un peu excentrique cette fille, je me demande si elle ne prend pas des accents différents chaque jour. Elle pourrait le faire, dans le but essentiel d'insinuer le doute et provoquer la surprise chez l'interlocuteur. Ca ne serait pas consensuel! Un trait d'humour discret, presque secret. Je lèverai le sourcil, la regarderai dans les yeux avec le regard qui dit: "hé, moi je sais que tu n'es pas espagnole puisque hier tu nous la faisais belge...(silence)... grosse maline (silence) ...mais j'apprécie...(silence) ... bravo pour l'audace..." Et je partirais au ralenti en machonnant une gitane maïs.
Donc, caramba, "j'ai toujours d'être un gangster". "J'ai toujours rêvé d'être une rockstar" plutôt. Il fait réfléchir finalement ce film. La rockstar représente pour moi l'archétype d'une réussite artistique parfaite; ce compromis gagné entre le déchirement personnel et ce partage à une masse de gens qui vous comprennent de mille facon différente. J'aurai dû répondre "erreur... une Rockstar..." à la caissière pseudo-espagnole. Evidemment, mes lecteurs avertis me diront que je me leurre sur la Rockstar. Et alors? On me dira que tout ca fini en overdose, le nez dans le bol de café, découverte morte dans un pantalon en cuir trop petit. Certes, la Rockstar peut être ridicule MAIS elle souffre et c'est pourquoi elle créé! Je souffre, je créé, je souffre je créé, je souffre, je créé, bling bling! Cela dit, il y en a qui souffre et qui ne créé pas. Ca concerne une majorité des gens-qui-souffrent; ils ne savent pas leur potenteil de Rockstar. Il y a d'autres qui crééent et qui ne souffrent pas et ceux-là sont ce que l'on appellent des Winners, des gens épanouis. Ils sont un peu agacants ceux-là, on va vite les oublier.
"J'ai toujours rêvé d'être un gangster" sonne bien. On en a envie, on jubile à voir l'affiche, des acteurs décalés, un réalisateur cinéphile, un noir et blanc audacieux, un pitch étrange... On pense à Pulp fiction, à Jean Louis Trintignant, aux westerns, aux bd de loosers, à Audiard, aux films noirs. Comme souvent, trop de référence n'est pas bon pour le scénario. Pour faire court, beaucoup d'effetde style mais au final, une eptite déception. le film piétine dans cette nonchalance. La veine comique m'a laissé sur ma faim. La mise en scène est un peu lourde.Je sors de la salle avec cette impression que je n'aime pas avoir. J'aurais aimé aimer mais j'ai eu beau faire... je me suis ennuyée...
17 janvier 2008
Des nouvelles de The L world
La 5è saison est diffusée aux Etats-Unis. Difficile pour moi de télécharger cette année... Je me rabats sur Gigistudio sur le net bienque je n'accède qu'à la version sous-titrée en espagnol... Donc, je me contente des résumés sur Afterellen.com (net). En attendant mieux...
10 janvier 2008
Twin peaks
Ce n'est pas du cinéma mais je l'intègre à la catégorie...
J'ai récupéré l'intégrale de la série Twin peaks de David Lynch. Ce que c'est happant et envoûtant. Cette série datant des années 80 en a inspirée bien d'autres depuis: picket fences, X-files, que sais-je...
Pour remettre les mémoires à neuf, il s'agit de l'enquête policière menée par l'agent Dale Cooper dans la petite ville de Twin Peaks autour du meurtre de Laura Palmer. Elle est une ado bien sous tout rapport: jolie, intelligente et équilibrée et puis pouf assassinée et paf, zones d'ombres à gogo...Je me demandais comment l'histoire pouvait évoluer sur 2 saisons tant le premier épisode semblait limpide et l'enquête, somme toute, assez simple. Et puis je me suis dit que la série était culte donc qu'il était fort possible que je me fourre le doigt dans l'oeil. Exact. C'est beaucoup plus compliqué qu'il n'y paraît... les habitants de Twin peax sont bien étranges, aussi bizarres que peuvent l'être nos voisins finalement. La personne à côté de nous ne cacherait-elle pas un monstre ensommeillé? Combien de secrets pour chacun de nous? Le tout dans un écrin flottant, dans un environnement surnaturel, mystérieux, "lynchien" peuplés de personnages burlesques, séducteurs ou monstrueux...
J'en suis au 2e épisode, ce n'est pas beaucoup, mais les personnages bizarres apparaissent et tout devient de plus en plus opaque... Je me demande ce que va faire le célèbre nain dans cette histoire et quand il va surgir... Quant à la bûche de la femme à la bûche, je me demande ce qu'elle aura à nous dire...










