Clairettego douap douap redux

...pipitipa pitibou...

26 février 2009

Et le guide du routard dans tout ça?

Même chose. Quand je sors le guide du routard de mon sac à dos, pour la énième fois de la journée en me demandant où nous pouvons bien être dans cette ville, me demandant où nos pourrions manger ce midi, ou encore quelle est cette curiosité qui n'aura pas échappée à notre Guide chéri, je pense à ma mère.
Quand j'étais plus petite, nous partiions en camping itinérant avec mes parents et mes soeurs. "Ma Toyota est fantastique"; le mini-van l'était avec sa tente de toit en forme de soufflet et son "meuble-pratique" disposé dans le coffre, hand-made by Papa. La caravane aussi sans doute mais je l'ai un peu oubliée, La canadienne monoplace de ma soeur ressemblait à un espace mystérieux. Privilégiée qu'elle était par son droit d'aînesse (et surtout d'ado en mode paroxystque!), elle avait droit à son intimité, seule dans sa tente d'ivoire, jonchée de ses 2 patates paratonnerre, infestée de perce-oreille...etc. Ma soeur, c'était un peu Kévina...
On dépliat, on repliait, selon les techniques paternelles de roulages de toiles, après séchage et balayage. Cette délicieuse odeur de renferméet de plastique mélangée à la citronnelle refluait immanquablement au gré des efforts pour rouler au plus serré. Tout ces pieds de table pliante dévissés et revissés, ces sardines tordues et redressées, ces "passa por réception" manqués, ces trousses d'urgence excitante et intriguante, ces odeurs de grillades humées quand nous devions nous contenter de "semoule forestière" (c'est l'appellation gastronomique de la semoule aux champignons en boîte avec sauce tomate...), le fil à linge, la popotte, les petites installations, les petits bricolages... Le petit chez nous.
Tourner dans le camping pour trouver l'Emplacement de rêve: celui qui ferait qu'on se coucherait avec le soleil et qu'on se lèverait... avec le soleil. Celui d'où on irait faire pipi la nuit sans se tremper les pieds dans la rosée. Ma mère, dans un premier réflexe aurait d'emblée repéré les sanitaires, en serait revenu, rouleau de papier rose à la main, et aurait fait tombé le verdict déterminant la durée du séjour: dégueu ou pas dégueu. Emplacement idéal: pas trop près (passages nombreux et senteurs épicées...), pas trop loin (ca fait parfois payer cher l'envie pressante) des sanitaires.
Et partir le lendemain, short, tongs et guide du routard en poche, à la découverte de nos civilisations. Guide du routard, incontournable outil touristique de la famille de prof... Mes parents avaient en général un sens aigü de leur détection. Repérés et observés de loin. C'était un peu nous je crois. On s'asseyait, postures avachies pour écouter les lectures de ma mère, mettant le ton sur les étonnants lâchages stylistiques des auteurs du petit livre, sur telle ou telle rue, telle ou telle curiosité. Je fais pareil maintenant... c'est drôle... Et on repartait, élastiqués par le guide. Ma petite madeleine.

(Cela dit, le guide du routard, j'en reparlerai, vit un peu sur son mythe.... Pas très fiable en terme de prix je trouve ni très au goût du jour et des façons de voyager... bref... rien ne vaut le lonely? C'est quoi le meilleur des guides touristiques?)

Posté par clairettego à 12:26 - Récit de voyage - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]


23 février 2009

La rue

Avons-nous perdu ce sens du quotidien ou est-ce que mon regard de touriste est plus observateur? Istambul grouille de turcs au travail. Quelques grands boulevards et beaucoup de rues jonchées de marchandises, des successions de micro-boutiques. Les marchands attendent, le regard au loin, au pas de la porte, d'autres vont de lieu en lieu, apportant un plateau de thé, une course quelconque, et encore d'autres furètent de ci, de là, recherchant l'objet adéquat. Cette ville est un bazaar géant où chaque rue serait un rayon de supermarché: rayon bricolage à Galata, rayon souvenirs à  Beyazit, rayon tissu, rayon ustensiles de cuisine, rayon articles de pêche. Et toujours le fil rouge du döner kebab, à chaque coin de rue.
Au milieu de la fourmillière, il y a les petits métiers, les vendeurs de 3 fois rien. Ils traînent une petite vitrine sur roulette, probablement fournie par la ville et dedans, on retrouve quelques simit, sorte de couronne de pain au sésame, symbole de la ville, du riz aux pois chiche, quelques gâteaux au miel, des marrons grillés,... On croise encore le cireur de chaussures avec sa malette en forme de pyramide, la vendeuse de tickets de loto, le vendeur de "graines pour les pigeons à donner dans la rue!!!" (!!!)...etc.... La rue répond à tout vos besoins. ce que nous trouvons chez nous se vit ici dehors. Il pleut et les vendeurs de parapluie fleurissent. Votre nez coule et un petit garçon vous vendra quelques mouchoires en papier, au cas où.

istambul_018 istambul_016 istambul_015 istambul_020 istambul_014 istambul_024 istambul_031 istambul_037 istambul_171 istambul_144 istambul_147 istambul_186 istambul_178 istambul_188 istambul_181 istambul_006

Posté par clairettego à 12:21 - Récit de voyage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

22 février 2009

Péripétie dans un toilette ou comment je me suis battue avec une crotte.

(Voîlà que je me transforme en professeur Choron, l'espace de quelques lignes. Je mets des petits caractères pour la suite, j'ai un peu honte, juste un tout petit peu, pas trop,... Avec toutes mes excuses... )

Si la crotte occidentale revêt le même aspect que la crotte turque, la façon de la déposer diffère. Comment aborder cette situation délicate de l'usage du toilette dit « à la turque »... On me dira « où est le problème »? Il est vrai que cette architecture ne nous est pas inconnue. Leur usage pluri-quotidien l'est plus. Passé l'aspect postural demandant souplesse et adaptation, la difficulté de leur usage réside principalement en post-production. Ici, point de grandes eaux, ni de papiers jetés négligemment et sitôt oublié dans le fond du trou. Tout se passe avec la main gauche agrémentée d'un zeste d'eau, un petit séchage flash sur la zone qui le nécessite puis élimination dudit “papier-cul” direction poubelle. Un charmant brot d'eau permettra l'évacuation discrète et écologique de votre petit à l'humanité vers le fond des canalisations stombouliotes.

La situation embarrassante apparaît alors. Jusqu'ici, ces aléas n'était qu'adaptation car le choc culturel a aussi sa place dans les toilettes. L'épreuve se passe avec briot, un peu de dégoût certes, oserais-je dire qu'il ne faut pas faire la fine bouche... Hélas, il arrive que le petit cadeau peine a quitté les lieux du crime. Le temps s'égrène, avec cette situation problématique: comment faire disparaître cette masse indélicate qui outrepasse le diamètre des tuyaux persans?

Plusieurs réflexions se bousculent dans mon cerveau: la crotte occidentale est-elle moins dense? La crotte occidentale est-elle trop imposante? Doit-on apporter une vitesse d'éjection à la crotte lors de sa descente? Existe-t-il une “technique” spéciale, un angle, une visée permettant la disparition immédiate de la crotte?

La mission s'annonçait difficile: quelques outils bien sûr mais dérisoires, un temps compté, un espace résolument clos. Je décidais de construire un tunnel pour m'extraire de ce drame du quotidien, laissant là cette crotte problématique qui marquerait au fer rouge l'imaginaire interculurel turc: « les français sont vraiment des gros dégueulasses! ». Ressortir quelque part là où l'air est plus frais et me refaire une réputation. Tout ceci semblait bien embarrassant d'autant que les convives s'affairaient autour d'un thé et que mon absence devenait de plus en plus suspecte. Quitter les lieux avec panache, “comme si de rien n'était?” Impossible. Quand j'entrevis un petit objet rose gisant dans le coin droit du toilette. La solution. Ce petit bout de plastique ressemblant à un petit chapeau....Je l'attrapai, pleine d'espoir... et comme un shadock: je pompai!

  • « Combien de crottes à ton actif? »

  • Millions of poo.... I'm just doin' my job... If I can help...

  • Quand je retirai l'ustensile, la chose malencontreuse avait disparu!!! Je réalisais ma bêtise et revoyais tous mes préjugés sur les crottes pour conclure que la crotte est la même en Turquie, en Chine ou en France: la crotte est universelle! Et je sortai des toilettes pour rejoindre le salon, triomphante et soulagée, prête pour un nouveau défi à relever.

Posté par clairettego à 23:55 - Commentaires [3] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

Istanbul byzance et Constantinople

Partir en géographie. Le voyage me ramène souvent à des souvenirs de vacances et des souvenirs de collège. Quand je dis "Istanboul" je revois mme Guibert, ma mythifiée professeur d'histoire-géographie de l'époque, nous parler de l'empereur Justinien, puis de Constantin, de Byzance ou d'une Constantinople improbable. J'ai vu Istamboul, apercu Constantinople avec quelques byzanceries de-ci de-là. Qui a pu me parler de Sainte Sophie? Encore cette madame G. qui marqua, pour je ne sais quelle raison mon esprit de collégienne. La voîlà la belle Sophie parée de ses milles dorures fanées. Un peu défraîchie par endroit, sans doute un peu moins flamboyante; un peu moins clinquante et pourtant, elle abreuve mon imaginaire de ce temps révolu. Qui était là? Que faisaient-ils? Que s'est-il passé ici? Sainte Sophie passe les siècles, passe les gens, passe les religions. Rien ne bouge, un peu plus de bruit peut-être, un peu plus d'indifférence hélas...
Bosphore, Corne d'or, des navires, un sous-marin et des milliers de turcs qui marchent dans ce décor de conte. Ce n'est plus Byzance c'est Istanbul.

istambul_043istambul_038istambul_175istambul_090istambul_013istambul_167istambul_021istambul_078

Posté par clairettego à 17:08 - Récit de voyage - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

14 février 2009

S'faire un trip

Rassembler. Faire le ménage dans la maison, dans la chambre, dans mon portefeuille. Aérer. Vider les poubelles. Revoir les comptes. Prévoir, Anticiper... un peu. Vider le frigo. Choisir un calepin, un stylo, celui qui glisse, celui pour l'écriture. Mes adresses. Combien de pulls? Combien de pantalons? Se trouver un livre. Le lire! Etre pratique. Des petits flacons, pas trop lourds! Pas trop gros! Du léger! Légère....
S'épiler encore et toujours; le tonneau des Danaïdes. Laver les cheveux. De babord à tribord, de haut en bas. Penser à tous les improbables.
Laisser derrière.

Ne pas oublier passeport - billets. Vérifier le jour du départ, vérifier le jour du départ, le jour du départ...

Je pars en voyage.

Posté par clairettego à 10:11 - Typique blog - Commentaires [0] - Rétroliens [0] - Permalien [#]

04 février 2009

Les moissons du ciel (Terrence Malick)

Un superbe film: je pèse mes mots.

Vous prenez le plus grand écran que vous puissiez trouver, une toile de cinéma serait idéale.
Vous prévoyez une plage de temps suffisante pour vous post-laissé porter.

Et vous découvrirez:

... Qu'il y a des cinéastes de la nature, et Terrence Malick en est un...
... Richard Gere, en jeune et cheveux bruns, dans un rôle où il justifie son salaire,...
... Des plans mirrifiques et magnifiques de beauté...
... Que la force des images peut exprimer tous les sentiments de l'âme humaine...
...

Ps: Dans quel autre film a joué l'actrice principale??? Je l'ai déjà vu quelque part.
Ps2: J'ai offert ce film à mon beau-frère à Noël et je trouve... qu'il ressemble à Richard Gere (mon beau-frère).

Posté par clairettego à 11:18 - Cinéma - Commentaires [2] - Rétroliens [0] - Permalien [#]
« Accueil  1